Dans le but d’assurer la salubrité et la sécurité alimentaire des denrées présentées aux consommateurs, les acteurs du secteur agroalimentaire sont tenus de respecter les normes d’hygiène alimentaire en se basant sur le guide des bonnes pratiques d’hygiène (GBPH) et en appliquant les principes de la démarche HACCP.
Pour chacune des étapes de la chaîne alimentaire, les locaux, les équipements, le personnel, le conditionnement, le stockage des aliments et bien d’autres encore doivent tous être soumis au contrôle pour repérer le danger et éliminer le risque de contamination.
Découvrez quelques règles élémentaires pour le respect des conditions d’hygiène !
Que ce soit pour le stockage, le conditionnement ou encore la transformation des denrées, les locaux doivent toujours être propres et bien aérés, mais aussi conçus pour un nettoyage régulier et facile.
Leur structuration doit permettre une séparation du conditionnement des matières premières de celui des produits transformés, afin d’éviter la prolifération des germes.
Le matériel de froid doit être constamment contrôlé pour éviter tout risque de rupture de la chaîne du froid, que ce soit au niveau du stockage ou du transport.
Pour garantir une bonne hygiène alimentaire, il est également important de nettoyer et de désinfecter les plans de travail et les équipements en contact direct avec les aliments avant et après chaque utilisation.
En France, il est important d’organiser régulièrement des formations au personnel pour leur rappeler les risques encourus suite au non-respect des règles d’hygiène alimentaire.
Le port de tenues adaptées au cadre de travail comme les charlottes, les gants ou les tabliers réduit considérablement le risque de contamination des denrées. Aussi, le personnel doit impérativement se laver et se désinfecter les mains avant et après tout contact avec les aliments.
Le stockage et la conservation des aliments représentent un point crucial dans les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire. En effet, les aliments qui ne sont pas conservés à une température appropriée ou qui ont subi une rupture de la chaîne du froid ou de la chaîne du chaud peuvent se dénaturer, et donc, présenter un risque pour la santé du consommateur.
De ce fait, il est recommandé de :
Les déchets alimentaires doivent être entreposés dans des containers appropriés en dehors des locaux, à l’abri des parasites et des animaux.
Pour manipuler les déchets, le personnel en charge doit porter un équipement adéquat qui sera enlevé après toute opération, afin d’éviter tout risque de contamination dans les locaux.
Les professionnels retiennent les cinq familles de causes à surveiller, dites les cinq M :
Le principe veut que les produits avancent toujours du plus sale vers le plus propre, sans jamais revenir en arrière : réception, stockage, préparation, cuisson, dressage, service. Quand les locaux ne permettent pas cette séparation dans l’espace, elle se fait dans le temps : les tâches sales et propres sont séparées par un nettoyage complet du plan de travail.
Ces valeurs se relevènt et se consignent : un contrôle porte autant sur les relevés écrits que sur la température constatée le jour même.
La restauration collective conserve un échantillon de chaque plat servi, au froid, pendant au moins cinq jours. En cas de suspicion d’intoxication, c’est cet échantillon qui permet d’identifier l’origine : sans lui, le doute se retourne contre l’établissement.
Chaque denrée doit pouvoir être rattachée à son fournisseur et à son lot. En pratique : conserver les étiquettes des produits utilisés, les factures, et noter les numéros de lot des préparations. C’est ce qui permet un rappel ciblé plutôt qu’un retrait total.
Ces pratiques sont travaillées pendant la formation à l’hygiène alimentaire.
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