L’exploitation d’un débit de boissons ou d’un restaurant est soumise non seulement à une formation, à une déclaration et à une autorisation préalable, mais également à de nombreuses règles en matière d’affichage, d’étalage, d’hygiène, de sécurité et de respect du Code de la santé publique. Autant de points qui peuvent devenir motifs à contrôle, et dont les infractions peuvent entraîner des sanctions, avec des résultats allant de la simple amende jusqu’à un dossier de fermeture administrative de plusieurs mois.
La réglementation des débits de boissons classifie les établissements en différentes catégories, et donc différentes licences obligatoires selon la nature de boisson en vente :
Il est par ailleurs interdit aux marchands ambulants de vendre au détail, soit à consommer sur place soit à emporter, tout article des groupes 4 et 5.
Il suffit de consulter la presse ou les communiqués des préfectures de tout le pays pour se rendre compte du nombre très important de contrôles de débits de boissons par la police nationale. Ces actions peuvent être prévues à l’avance sur la demande du comité de sécurité d’une préfecture ou sur celle d’un procureur de la République, mais peuvent également faire suite à l’appel d’un riverain, d’un client ou même du responsable d’un établissement de débit de boissons. Les principaux motifs d’intervention de la police sont le plus souvent liés aux atteintes à l’ordre public, à la santé, à la tranquillité ou à la moralité publique (ivresse, nuisances sonores ou rixes entre clients), mais peuvent aussi concerner d’autres domaines :
La gendarmerie dispose des mêmes pouvoirs et dispositions législatives que la police nationale sur l’ensemble du territoire, mais son implantation géographique rurale et périurbaine en fait l’acteur privilégié des contrôles des débits de boissons temporaires. Simple buvette tenue par une association lors d’une rencontre sportive ou restaurant ambulant exerçant sur une foire, ces débits de boissons doivent eux aussi respecter le Code de la santé publique en cas de vente de boissons contenant de l’alcool. L’ouverture des établissements de ce type fait l’objet d’un dossier de déclaration préalable qui doit être déposé à la mairie de la commune du site concerné.
La gendarmerie et les débits de boissons pourront donc voir leurs chemins se croiser lors de contrôles visant à vérifier si l’exploitation est conforme aux projets communiqués dans le dossier de déclaration. Les principales infractions spécifiques aux débits de boissons temporaires sont les suivantes :
La police municipale possède moins de pouvoirs de sanction que les autres services des forces de l’ordre, mais contribue tout de même d’une manière essentielle aux missions de contrôle, et peut dresser des contraventions pour tout ce qui concerne l’affichage réglementaire des licences et des prix, l’ivresse publique, le tapage nocturne ou le respect de l’heure de fermeture.
La police municipale et les débits de boissons sont étroitement liés sur le plan de la prévention, et il est toujours conseillé aux exploitants d’un débit de tenir compte des observations au quotidien afin d’anticiper d’éventuels problèmes.
Hygiène alimentaireMéthode HACCP ›
4 fois sans fraisPaiement sécurisé
07.66.35.15.1606.20.57.69.02
Réserver un stage